Sortie de printemps (Menton)

Date :  31/03-03/04/2014 Difficulté : Difficile + Moyenne
Accompagnateur :   C. Malbois
Coordonnées UTM :
Participants :   20 Départ :
Longueur :  10 + 10 km Pique Nique :
Dénivelée :   1050 + 600 m Autres :
Carte IGN TOP 25 n° : 3741 ET + 2742 OT 
Hébergement : Auberge de Jeunesse de Nice Les Camélias

 

Commentaires techniques :

Néant.

Compte-rendu :

Depuis fort longtemps, Randouvèze organise sa sortie de printemps, avec pour fil rouge de ses sorties courtes, 2 ou 3 jours, sillonner tous les petits massifs qui bordent la « Mare Nostrum », comprenez la mer Méditerranée depuis le cap Cerbère jusqu'au Cap Martin, pari presque réalisé car à part quelques tronçons entre Toulon et Sainte Maxime, nous avons parcouru :
Les environs du Cap Béar et la cote Catalane, puis les Calanques entre Marseille et Cassis, la Sainte Victoire, le Sainte Baume, le Cap Sicié et la presqu'île de Saint Mandrier, enfin cette année 2014, les hauts de Nice et de Menton, c'est vrai, il en manque encore, ce sera pour les années à venir, avec la côte Esterel, ou pourquoi pas une virée en Camargue ?
Cette année, l'accompagnateur s'est fixé comme objectif de trouver des sentiers dignes de ce nom en région fortement urbanisée et qui satisfassent les marcheurs de Randouvèze plus habitués aux reliefs de la Drôme Provençale ou aux pré alpes du Sud qu'au bord de mer.
Pour la première randonnée ce sera de Eze bord de mer, en passant par Eze village pour monter juste en dessous de la grande corniche, puis gravir le « Mont Bastide » et revenir à la halte ferroviaire d'Eze bord de mer.
Tout commence par une grosse montée sur un sentier très bien entretenu, mais à 80 % composé de marches d'escaliers inégales, ce sentier est le sentier « Nietzsche » célèbre philosophe allemand qui va nous conduire à Eze village, célèbre lui aussi pour ses parfumeries renommées, et ceci au prix d'un rude effort, de sueur dépensée et d'arrêts fréquents, ensuite ce sera le sentier botanique qui débute tout de suite après le village, qui monte toujours autant avec les mêmes marches inégales, de quoi user bien des organismes, pour vous donner une idée : 600 m de dénivelée en 2,5 km !
Il est temps de faire la pause pique nique avec pour toile de fond, la mer et la côte d'azur depuis Villefranche sur mer jusqu'au Cap d'Ail, spectacle féerique mais c'est là que nous réalisons la densité de population qui s'est implantée sur cette fameuse « Côte d'Azur ».
Pique nique festif car quelques bouteilles de bulles ont été transportées pour fêter par avance l'anniversaire de notre doyenne « Virginie ». Que longue vie, santé et bonheur lui soient souhaités !
Le soleil est bien là mais une brise marine tempère l'impression de chaleur, au contraire il fait presque frisquet ; nous repartons donc en descente cette fois vers Eze village, pour traverser le viaduc qui enjambe un ravin impressionnant, le « Vallon de l'Ibac » ; puis encore une bonne montée, cette fois sans marches d'escaliers mais assez rude et aérienne qui va nous conduire au « Mont Bastide » avec là encore des points de vue fantastiques sur la mer et ses merveilles, ensuite nous revoilà sur des sentiers caillouteux, agrémentés d'escaliers délabrés, propices aux chutes que votre serviteur va expérimenter, sans gravité, heureusement, une traversée de la moyenne corniche à hauts risques, puisque non sécurisée, puis le retour vers notre point de départ, entre des villas somptueuses, toujours avec escaliers, ouille les mollets !
Puis le traditionnel, pot de l'amitié sur une terrasse où il ne faut toucher ni à l'alignement des tables ni aux fauteuils, qu'importe les rafraîchissements sont les bienvenus, le moral est revenu, tout va bien ; demain sera un autre jour !
Le lendemain, changement de décor, nous allons parcourir l'arrière pays de Menton, plus de marches d'escalier mais de la vraie montagne au départ du petit village perché de Castillon, à cheval sur un col qu'il faut atteindre après une multitude de lacets plus serrés les uns que les autres, après plusieurs coups de téléphone et précisions nous nous retrouvons tous au départ de la deuxième randonnée. L'environnement a changé, plus de luxueuses villas côtières, mais des vertiges de fortifications avec casemates, meurtrières, des chapelles antiques écroulées, enfin le décor de montagne qui sied plus à nos affinités de randonneurs ; aujourd'hui moins de soleil mais pas de pluie, l'atmosphère est fraîche et humide, le ciel gris ; pourvu que la pluie nous épargne !
Tout le monde est là, équipé et impatient, nous partons par un bon chemin, rapidement le chemin devient sentier agréable à pratiquer, mais pentu quand même, le soleil réussit à traverser les nuages et au fur et à mesure de l'ascension devient plus chaud, il faut retirer des couches, la fatigue de la veille a laissé des traces, les muscles des jambes souffrent mais le paysage devenu alpestre est tellement beau que l'on a pas envie de renoncer, tout est différent de la veille, nous sommes en montagne, la vrai sauvage et belle à la fois !
Au passage de « La Baisse de Scuvion » des blockhaus son encore bien visibles, en toile de fond les Alpes du Sud enneigées et le ciel bleu sont un enchantement qui ne va pas durer, le brouillard monte des vallées orientés mer et va bientôt s'accrocher aux cimes, les sentiers que nous empruntons sont entretenus d'une façon remarquable, de même que le balisage, on doit féliciter les personnes qui les entretiennent, c'est un véritable travail d'artiste, on croirait que les feuilles ont été balayées pour nous ! Chapeau aux acteurs.
Le casse croûte se fera à « La Pierre Pointue », une ancienne fortification, où les galeries existent encore, ainsi que de vieux barbelés et autres bâtiments pour les soldats qui ont du passer des moments fort peu agréables malgré un environnement montagnard de toute beauté !
Deux surprises s'offrent à nous, premièrement la présence encore une fois de bulles en bouteilles pour arroser le fait qu'Élisabeth est devenue la Présidente du cinéma de Buis les baronnies ; (le plus petit cinéma d'Art & Essais de France !), félicitations et bonne réussite et à la présidente et au cinéma !
La deuxième surprise, l'accompagnateur informe la petite assemblée qui le suit depuis longtemps qu'il arrête son activité et laisse la place à la relève en les personnes de Gérard et Francis ; mais qu'il participera encore activement et aidera avec grand plaisir ses successeurs, tu deviens vieux mon bon Clément !
Puis se sera le retour vers Castillon, le pot de l'amitié à Sospel, en terrasse, sous le soleil retrouvé, ensuite la rentrée vers notre hébergement par la route au plus près du littoral entre Menton et Nice, hébergement dont je vais vous parler !
Pour cette sortie de printemps, l'hébergement le plus approprié est l'Auberge de Jeunesse de Nice, idéalement placée en plein cœur de cette si connue et si belle cité, ancienne et moderne à la fois, le paradoxe c'est qu'il y a autant d'anciens que de jeunes qui fréquentent les auberges de Jeunesse, cure de jouvence pour les uns, étonnement pour les autres !
Choc des comportements et des cultures, bouquins et cartes pour les uns, smartphones et écouteurs aux oreilles pour les autres, melting-pot improbable et nécessaire à la fois, un vrai bonheur !
Cette auberge est vraiment bien, jardin clos, avec palmiers, bananiers fleurs méditerranéennes pour abriter des tables de bistrot en extérieur, à l'intérieur, cuisine pour gestion libre, wi-fi, télévision, bar un véritable hôtel de bonne classe, seule ombre au tableau, le restaurant partenaire de l'Auberge de Jeunesse n'est pas à la hauteur, les menus sont mal équilibrés et manquent de légumes et de fruits, il serait souhaitable que pour leur réputation les FUAJ revoient cet inconvénient !
A part ça, ce séjour aété une réussite pour tous, et pour l'association pour les participants et l'accompagnateur évidemment.
C. Malbois

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