Bédoin - Les Colombets

 

 

Date : 29/01/2015
Difficulté : Modérée
Accompagnateur :  H. Pagnier
Coordonnées UTM :
Participants : 19
Départ : 31T 0667169 4889008
Longueur : 10,1 km Pique Nique :
Dénivelée : 750 m Autres :
Carte IGN TOP 25 n° :  3140 ET
Position par rapport à Buis-les-Baronnies : 35 km SSO

 

Commentaires techniques :

 Départ du parking des Colombets, commune de Bédoin, position (31T 0677169 4889008), panneau indicateur, prendre la sente qui s'enfonce dans la « Combe de Curnier », azimut moyen 27°, balisage multiple (jaune FFR et marques locales J de couleur verte), suivre ce balisage pour atteindre le « Jas des Landérots » (31T 0679309 4891201).
Vous êtes sur le GR 91 b, prendre direction moyenne O. Traverser le Valat de « Cabriolas » puis celui de « Teyssonnières » pour atteindre le « Jas de Pié Gros » (31T 0678012 4891468), à ce point changer de cap, azimut moyen 218°, longer par le haut sur une croupe, la « Combe de Bouisse » qui est le prolongement de la combe de Curnier, pour retrouver le GR 91 au point (31T 0676448 4889375), prendre à gauche pour retrouver après 800 m le point de départ.


C. Malbois

Compte-rendu :

 Ce jeudi matin, on ne peut pas dire que le temps soit serein, bien conforme à la météo nationale, qui annonce une journée maussade, ciel gris entrecoupé d'averses ; il en faut plus aux quelques 19 randouvèziens pour qui ce genre de temps n'est pas un frein à leur passion, si l'on ne marche que quand les jeudis sont idéaux, il ne reste pas grand chose à faire!
Nous voilà donc partis, sous la conduite d'Henri, sur la face Sud du Mont Ventoux, immense massif, entrecoupé de combes, de valats, de vallons, enfin pour le terme officiel de «Talwegs» qui descendent presque parallèlement du sommet du géant de Provence.
Tout commence par les retrouvailles des Drômois et des Vauclusiens, qui même s'ils ne sont ni du même département, ni de la même région, randonnent dans le même club, celui de Buis les Baronnies, bien évidemment !
Le top départ est donné, on s'enfonce dans la combe de « Curnier » qui est une des plus étroite du lot ; à certains endroits il faut se mettre en biais pour progresser, mais l'impression est unique, on a vraiment le sentiment d'être au fond de la terre ! D'ailleurs les ouvrages traitant d'itinéraires, déconseillent de l'emprunter par temps d'orage, même aujourd'hui nous pataugeons dans l'eau qui sourd des cailloux et des micros sources disséminées au fond de la combe, puis nous obliquons, tout en montant pour sortir de ce passage étroit, le Ventoux Sud, redevient cette immense forêt de végétation méditerranéenne qui, en cette saison, donne une impression uniforme et grise, mais qui fleure bon quand on piétine les touffes de thym innombrables.
Plus haut, au sortir de bois, nous arrivons sur la courbe de niveau séparant les bois et les pierriers où, à l'époque pâturaient les troupeaux de moutons et où l'on retrouve les « Jas », bergeries, dans le langage local, il y en a plus d'une dizaine sur le flanc de la montagne.
La température a chuté, 3° Celsius, quelques flocons se mêlent à la fine pluie, nous arrivons à « La Jas des Landérots », la toiture de l'ancienne bergerie est en partie écroulée, mais l'abri est propice au pique nique de midi, pour une fois on est en avance sur l'horaire, la pause se fait à midi moins le quart, aubaine pour certains d'entre nous, car il commence à vraiment faire froid. Pour le coup l'arrêt sera de courte durée, une demi heure, montre en main et nous voilà repartis, les capes de pluie ressorties, bien qu'il pleuve pas à verse, mais un petit crachin désagréable, mais qu'importe, la pluie n'arrête pas le pèlerin !
Maintenant la progression se fait en montagnes russes, entre combes et croupes, tantôt dans un peu de neige, ou bien sur des rochers humides, enfin tout ce qui fait que la randonnée soit un exercice bénéfique ; à la queue leu leu nous arrivons au « Jas de Pié Gros » lui aussi en ruines, à cet endroit Henry décide d'écourter la balade, au loin le brouillard s'installe, plus de paysage, nous redescendons dans la plaine de Bédoin, si l'on considère que les descentes sont plus faciles que les montées, dans le Ventoux Sud ça n'est pas le cas, les chemins sont rectilignes bien souvent au gré des croupes qui partagent les combes, et surtout caillouteux au possible, pas un instant de répit pour les chevilles et les genoux, une attention de tous les instants est nécessaire, qui à force use le moral, dur, très dur !
Nous verrons toutefois, un ongulé, chèvre ? Bouquetin ? Trop bas et trop loin pour se faire une idée précise, puis ce sera le retour aux véhicules par une large piste forestière, cette fois-ci sous de la vraie pluie ! Henri a bien fait de raccourcir le périple, pour une fois tout le monde va rentrer précipitament, dédaignant même le pot de l'amitié, cela arrive parfois ! Rarement !
Merci Henri pour cette sortie humide et félicitations aux 19 courageux de Randouvèze qui ont pris part à cette sortie.


C. Malbois

 

Pour aller aux Colombets, de leur lit sont tombés,
Dix-neuf Randouveziens qui n’ont peur de rien.
Ces courageux marcheurs vont affronter en chœur
Une triste météo plutôt que rester au chaud.
Sur les pentes du Ventoux, il faut s’attendre à tout !
Dans la Combe de Curnier, va les accompagner
Henri, guide du jour, qui a reconnu le parcours.
Dans l’étroit et sombre boyau où frottent les sacs à dos,
La troupe s’engage avec ses lourds bagages.
Levez le nez en l’air, c’est très spectaculaire :
De la Mer de Téthys, les flots furieux jadis
Ont sculpté les falaises, c’est un travail balaise !
Dans ce monde de pierres, à peine s’infiltre la lumière.
Le pas des petits humains résonne au long du chemin,
Où coulent des ruisseaux qui mouillent les godillots.
Bientôt s’élève la pente, les âmes sont vaillantes,
Et jusqu’aux Landérots, ça souffle dans les tuyaux !
Des bienheureux héros, le thermomètre est à zéro,
De riches aliments ils ont abondamment
Chargé leurs besaces d’où ils tirent la biasse.
Assis à croupeton dans les crottes de moutons,
C’est un curieux banquet qu’on ne saurait manquer.
Glaglagla, pauvres doigts tout gelés par le froid,
Quant à nos oreilles, c’est à peu près pareil.
Vers Pié Gros sans traîner Henri va emmener
Son valeureux cortège, sur les plaques de neige
Sous les chaussures crissant de ce sentier glissant.
Le poteau attendu que l’on a cru perdu
Leur apparaît enfin au bout du chemin,
Et vers Grand Replanas, alors que la pluie menace,
La troupe se déplace, il n’y a pas de faignasse.
La Combe de Bouisse, impressionnant abysse,
Offre ses belles parois aux regards des Buxois.
Les objectifs mitraillent, là-bas dans la rocaille,
Un malicieux bouquetin, qu’ont aperçu certains.
La musique minérale des bâtons en dural
Accompagne le retour, sans inutile détour.
Parvenus sur la piste, pas d’unijambiste !
Pour aller aux voitures, décidément ça carbure !
Et pour le compte-rendu, pas de malentendu,
Ce sera forcément notre ami Clément !

G. Langlois

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