Taulignan

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Date :  18/02/2016 Difficulté : Modérée
Accompagnateur : C. Ricard
Coordonnées UTM :
Participants : 34
Départ : 31T 0657497 4923115
Longueur : 15,9 km Pique Nique :
Dénivelée : 645 m Difficulté IBP index : 67
Carte IGN TOP 25 n° : 3038 ET / 3039 ET
Position par rapport à Buis-les-Baronnies : 49 km NNO

 

Commentaires techniques :

Départ du parking des remparts, rue vers le nord. A 50 m prendre à gauche sur 500 m puis à droite aprés un dos d'âne une voie bitumée, puis un sentier qui croise une route. Puis à la départementale suivre 200 m à droite vers vers la ferme Rousselle et la Chévre à 500 m à la bifurcation prendre à gauche. A 50 m à gauche puis de suite à droite suivre, on arrive sur la piste en direction les plaines au GR prendre à droite le col de la Croix vers le nord prendre le sentier de  Crête du serre de l'Enrichier où nous pique niquons en vue de la vallée du Rhône.
Ensuite suivre le sentier jusqu'après le serre de la Pigiére prendre à gauche, un chemin qui nous méne sur la gauche du ravin de la Graille puis franchir le ravin pour arriver sur la rive droite 50 m. Suivre le chemin qui passe dans une gorge au carrefour à gauche puis après la Chévre 100 m prendre à gauche 1 km puis au poteau Tauligan et vous arrivez au parking.

C. Ricard

Compte-rendu :

Aujourd'hui encore la vitrine internet de Randouvèze paraît bien vide ; et pour que cette situation ne dure pas trop longtemps, que le site qui nous fait connaître et reconnaître ne s'étiole pas et soit déserté, je décide d'écrire !
Plus encore pour rendre honneur aux accompagnateurs qui se dévouent pour trouver des destinations différentes et variées toute l'année, je me décide à écrire ces quelques lignes.
Cette randonnée dans les collines qui se situent entre la plaine de Valréas au Sud et la vallée du Jabron vers Dieulefit au Nord pourrait s'appeler « Les consommateurs randonnent » ; nous sommes 34 au départ d'un parking de Taulignan, c'est où Taulignan ?
Claude et Jacques sont venus avec cartes et GPS pour nous trouver une randonnée insolite et nouvelle, dans les garrigues et chênes de toutes sortes qui forment « Les bois de Taulignan », pas très longue, pas très pentue pour qu'elle s'adapte à tous et que ce jeudi complète le programme du trimestre.
Nous marchons, montons, descendons, tournons, montons encore, puis vient la traditionnelle, pause déjeuner, lieu choisi à l'abri du vent avec une pseudo vue, puis la marche reprend, descentes, montées, bois, combes, vallons, les guides s'y retrouvent et pour finir nous invitent à visiter le vieux village de Taulignan.
Parle, parle, personne n'écoute, nous sommes venus pour marcher, on file sans s'occuper des autres, le groupe « Panurgesque » avance en suivant les béliers qui marchent sans savoir où ils vont, bien bien loin devant les guides !
Tout ce monde a marché, mais où ?
Je gage que personne ne s'en souviendra demain !
Qui va écrire le compte rendu ?
Pas moi dit l'un, il n'y a rien à dire de sensationnel !
Pas moi dit l'autre, personne ne les lit !
Pour ma part, je vais écrire, juste pour rendre hommage à Claude et à Jacques, juste aussi pour que le site continue à vivre et reste attractif.
Merci à vous aussi qui venez marcher en faisant confiance aux autres, sans savoir où vous êtes...

C. Malbois
Président de Randouvèze.



Meneur du jour, Claude rit car, berger apprécié du troupeau randouvèzien, il a rassemblé non pas 51 mais tout de même 34 brebis (et quelques vieux béliers, n’est-ce pas, Clément !) trépignants, bruyants, s’empoignant amicalement : au pied des remparts, sur le parking de Taulignan, il n’y a pas de faignants. Les cloches de l’église toute proche sonnent... Ding, dong, à 9 heures précises (pétantes, diraient plus trivialement certains instrumentistes, artistes néanmoins), le groupe s’ébranle (osé-je dire), avide d’attaquer les pentes de ce territoire de transition où, quittant les Baronnies, nous entrons dans le Pays de Dieulefit. Sur cette petite route telle une bande de boy-scouts en déroute, au son du sacqueboute - et pourquoi pas de l’hélicon pendant que tu y es ??? - ils sont vaillants... A cœurs vaillants rien d’impossible !... Soit, mais l’objectif est accessible.

Au bout de la route, le chemin caillouteux s’immisce au cœur de la végétation faite de chênes verts et chênes kermès (quelle différence ?... Regardez les photos de Jean !), genévriers, cistes et épineux tels les méchants et agressifs genêts scorpions. C’est la garrigue, habituelle sur ce territoire, sous cette latitude... Nous sommes à la limite de la zone de végétation méditerranéenne. Le thym ne développe pas encore ses délicieux effluves qui embaumeront bientôt nos randonnées printanières. Le sol calcaire est souvent constitué de larges plaques où l’érosion a creusé sillons et trous de gruyère. Ce paysage, nous l’aurons jusqu’au lieu-dit La Chèvre, sur le sentier longeant le ravin de Charroux. Entretemps, un arrêt technique prolongé à Malbois (mais oui !) aura permis un temps de repos avant de reprendre le chemin qui nous mènera à la ferme des Plaines.

Au bout d’un vaste espace herbeux, ce long bâtiment de pierres, modifié, rallongé, rehaussé au fil des ans, a néanmoins belle allure avec ses ouvertures aveugles dont linteaux, allèges et montants sont constitués de lourdes pierres. Là, nous dégusterons le fabuleux pain d’épices de Claude dont il ne donne qu’une recette approximative... Tout est dans le savoir-faire du chef ! Ce délicieux réconfort nous donnera l’énergie nécessaire pour attaquer la principale difficulté du jour, l’ascension vers le Col de La Croix (671 mètres) d’où le regard peut se porter au loin vers la plaine et les coteaux du Tricastin. Un rayon de soleil eût rendu ce paysage plus attrayant, mais il faudra se contenter d’une lumière un peu terne. Les toute premières hépatiques et quelques violettes parsèment le chemin, les primevères sont sorties depuis longtemps déjà... Dame Nature est un peu déboussolée, semble-t-il ! Le bel effort que tous fourniront sera récompensé par le point de vue qu’offrira le lieu choisi par notre guide pour le pique-nique : devant nous le Tricastin (toujours embrumé) et, derrière nous, de belles ouvertures vers les montagnes du Pays de Dieulefit. Point n’est besoin de gloser sur les nourritures terrestres qui jaillissent des sacs, nous serons rassasiés et plus qu’il ne faut.

Evitant la montée vers le Mont-Rachas, c’est sur la crête du Serre Enrichier que nous nous engageons, le sentier musarde, sinue, monte et descend parmi les jeunes chênes. De jolis crocus émergent du tapis de feuilles mortes, éclairant le sol de discrètes taches mauves. Le village de La Roche-Saint-Secret, tout en bas nous rappelle d’autres sorties récentes. La Tour médiévale d’Alançon, sur le versant de la montagne sur la rive droite du Lez, est un point de repère qui guide le regard. Cette partie de la randonnée s’avère particulièrement agréable... Encore dommage qu’un timide rayon de soleil ne vînt éclairer notre déambulation. Au pied du Serre Pigière, le retour vers Taulignan va s’amorcer par le sentier qui borde le Ravin de la Graille, parmi les hêtres et les chênes blancs. L’ambiance déjà joyeuse se réchauffe encore quand Bernadette, notre chouette animatrice (poil aux cuisses), prend la tête (de cheval) d’une chorale de fans de Boby Lapointe : « Aragon et Castille » fait le bonheur de ces groupies du jongleur de mots que fut cet artiste hors normes. Admirable (de lapin) !

Encore quelques arrêts pour permettre à nos experts et virtuoses du GPS (poil aux f... Non, non, non, c’est fini !) de faire le point : chuchotements entendus avant de reprendre notre progression. Retour à La Chèvre puis à Malbois... Il est partout !... Au poteau de Fachet, dernière halte avant de retrouver la garrigue puis les premières habitations de Taulignan aux Auzières. Au hasard des rues que nous parcourons en zig-zag, le clocher de l’église de Taulignan guide nos pas vers le vieux village où notre randonnée s’achèvera...

Amis lecteurs, je sens que vous attendez le couplet historico-culturel !... Vous y aurez droit ! Une promenade dans les étroites ruelles concentriques du bourg d’origine castrale, permet de mieux percevoir l’organisation du village autour du château (détruit à la Révolution) et de l’église. Un passage sur le parvis semi-circulaire de cette Eglise Saint-Vincent et la visite du lieu pour les plus curieux. Cet édifice, daté à l’origine vraisemblablement du XIIème siècle fut ruiné pendant les Guerres de Religion puis restauré, remanié, agrandi au XIXème. Les caractéristiques de l’architecture romane en sont visibles de l’extérieur pour l’essentiel... Assez pour aujourd’hui. Rejoignons le parking (probablement du XXème siècle), au pied des remparts : ceux-ci, longs de 700 mètres, datant des XIVème et XVème siècles, ont gardé 11 des 14 tours. La Porte Nord (d’Anguille) fut restaurée en 2010. C’est un exemple remarquable d’architecture militaire.

Il nous reste à remercier Claude, dont la connaissance experte du territoire nous a permis d’apprécier tous les charmes de cette boucle, certes classique dans ce secteur, mais qui permet une vision intéressante des particularités géographiques vers la Vallée du Rhône et les massifs montagneux des Baronnies encore proches. Et pour la semaine prochaine, le rédacteur (ou la rédactrice) du compte-rendu sera...

Gérard Langlois.

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