Les Crêtes de Tarsimoure

Date : 28/09/2017  Difficulté : Difficile 
Accompagnateur : G. Biojoux  Coordonnées UTM :
Participants : 24  Départ : 31T 697190 4931988 
Longueur : 16,5 km Pique Nique : 31T 700700 4933315 
Dénivelée : 1100 m Difficulté IBP index :  103
Carte IGN TOP 25 n° : 3238 OT 
Position par rapport à Buis-les-Baronnies : 31 km NNE  

 

Commentaires techniques :

Parking à proximité de la D106, près des bacs de propreté au pied du village de Saint-Dizier-en-Diois, au point 31T 697190 4931988 (alt. 1063 m). Nos premiers pas seront sur un chemin gravillonné orienté W, qui rejoint une petite route qui se transforme en piste pour monter au Col de la Caille (31T 699055 4932766 – alt. 1299 m).

Notons que tout au long de cette randonnée, nous pourrons nous repérer grâce à des poteaux à lames directionnelles impeccables état, et un « balisage jaune » visible et régulier; dommage que la peinture ne soit pas au format normé par la FFRP... Au point 31T 699291 4932794 (alt. 1327 m), nous prenons à droite la montée parfaitement équipée d’une main courante, pour déboucher sur la crête au point 31T 699692 4932546 (alt. 1474 m) ; la distance équipée est environ de 500 m de longueur avec une pente moyenne de 38%.

Le parcours en crête vallonné alterne des sentiers d’alpage en bordure de paroi et des passages rocheux. La descente s’effectue par Bois Mol, le Ranc de l’Aigle, jusqu’au Col Saint-Pierre (31T 702576 4933764 – alt. 1092 m), puis par le Col Layard (alt. 1077 m), pour atteindre son point bas Brezès (31T 702075 4932534 – alt. 916 m).

D’abord sur la courbe de niveau, notre itinéraire suit la Combe Rioux, puis monte franchement vers Serre Martin (ou Marsin), et le Haut de Serre Martin à l’altitude de 1200 m. Encore 100 m de dénivelée le long d’un parc à brebis pour rejoindre le Col de la Caille, et notre chemin inverse jusqu’au parking.

Nous avons marché pendant 5h20 à une moyenne de 3,2 km/h. Si l‘on cumule les arrêts d’une durée de 2h40, la randonnée a duré 8h, et la moyenne globale s’établit à 2,1 km/h.
La cotation de l’indice d’effort sur le site de la FFRP est de 103, valeur qui caractérise une randonnée difficile, en ayant toujours pour hypothèse « une préparation physique moyenne ».

Une très belle journée, des couleurs amorçant l’automne, la découverte de points de vue variés qui se succèdent, un effort soutenu, mais raisonnable... Merci Gérard, de nous avoir guidés au long de ce magnifique parcours dans le Diois, reconnu avec Viviane.

Georges Thouard. 

Compte-rendu :

Gérard et Viviane ont choisi de nous emmener aujourd’hui dans un secteur inhabituel de notre territoire, aux confins des Baronnies et du Diois : rendez-vous a été donné à Saint-Dizier en Diois où nous nous retrouvons après un itinéraire d’accès par la vallée de l’Oule qui nous aura permis de profiter des premières couleurs de l’automne, illuminées par le soleil matinal. Nous sommes 24 au départ d’une randonnée qui s’annonce difficile. Gérard ne manque pas de nous désigner l’objectif, tout là-haut !... Le cœur y est, les jambes doivent pouvoir assurer !
La petite route puis la piste du départ ne présentent pas de véritable intérêt, hormis les quelques vues d’ensemble de la vallée, noyée dans une brume légère qui persistera toute la journée... Encouragements sympathiques au passage d’une maisonnette par un gros toutou pacifique et son aimable maîtresse. Nous irons ainsi jusqu’au Col de La Caille (1299 mètres), en avalant néanmoins deux petits raidillons qui mettent les mécaniques en pression. C’est de là que commence la boucle que nous allons faire en passant par les crêtes. C’est là aussi que débutent les difficultés de la journée. En effet après avoir cheminé sous les ombrages que nous offrent les pentes couvertes de jeunes fayards, nous arriverons bientôt au poteau de Bois Mol... Et nous entrons dans le « dur », le sentier s’élève alors brutalement. Une solide main-courante a été installée, remercions en les responsables de cette boucle. Près de 200 mètres de dénivelée pour atteindre la crête (environ 1480 mètres). Nous embrassons presque la terre du sentier accrochés à ce câble salutaire.
Ce bel effort sera justement récompensé par un paysage sublime, le mot n’est pas trop fort. Quelques photos rendent tant bien que mal la beauté du site. De là, nous découvrons une grande partie des Baronnies et, au-delà, le Dévoluy et même, de façon fugace, le Mont Ventoux. Les falaises abruptes, d’un côté, plongent dans une belle végétation où les couleurs de l’automne peignent déjà de somptueuses taches allant de l’or au rouge et au brun. De l’autre côté, les pentes sont parsemées de buis et de buissons dont l’été peu prodigue en pluies a jauni prématurément le feuillage. Et nous cheminerons ainsi sur cette crête qui culmine à 1560 mètres, frôlant le vide parfois, au gré des montées et des descentes du sentier. Plus bas le village de Charens paraît bien minuscule. La lumière est belle tout en étant atténuée par une légère brume qui épouse et souligne les reliefs. Les marcheurs sont de simples points de couleur dans cet océan minéral suspendu...
Point n’est besoin de souligner que le pique-nique dans un tel environnement est un privilège... qui se mérite ! Quelques vautours à la recherche de courants favorables viendront survoler le groupe et passeront vite leur chemin vers d’autres proies plus faisandées. Puis, toutes les bonnes choses ayant une fin, il faudra reprendre notre progression et commencer une descente qui s’annonce un peu délicate vers le Ranc de l’Aigle, jusqu’au Col Saint-Pierre (1092 mètres). Heureusement la vigilance de tous permettra d’atteindre cette étape sans encombre avant de poursuivre vers le Col Layard (1077 mètres) et le hameau de Brézès (916 mètres). Lors de la pause déjeuner, notre guide nous promis encore quelques efforts, aussi est-ce sans surprise que, parvenus à la Combe Rioux, nous découvrirons ce qui nous attend encore, une bonne ascension qui, à cette heure encore tiède, met à l’épreuve les réserves de chacun. Ouf ! Nous y sommes ! Ce sont néanmoins près de 300 mètres de dénivelée qui auront été effacés de Brézès jusqu’en haut de Serre Marsin, une performance qu’il faut relever pour une après-midi.
Le paysage se modifie, le sentier serpente au milieu de prairies visiblement dédiées aux troupeaux. C’est l’occasion de souffler un peu. Nous traversons un enclos où Gérard craignait une rencontre malencontreuse avec des patous : la chance nous sourit, ni troupeau ni patous ne sont au rendez-vous, ce qui nous permet de jeter un regard étonné sur une maison de bois, circulaire, faite de panneaux géométriques au curieux assemblage : un beau travail de charpentier. La randonnée n’est pas encore à son terme et il vaut mieux s’économiser un peu. Sans doute avons-nous fait l’essentiel, pensons-nous... Mais ce serait ignorer le côté farceur de notre guide qui, cerise sur le gâteau !, nous a inscrit au programme une dernière ascension jusqu’au Col de La Caille où nous retrouverons le chemin de l’aller. Une longue pause est appréciée de tous, avant une descente plutôt pénible qui fait mal à nos genoux. Mais le village de Saint-Dizier en Diois se profile au loin et rassure les plus éprouvés d’entre nous. Nous passons à nouveau devant le bon gros toutou de ce matin qui attend encore quelques caresses et mots gentils avant de laisser tomber bientôt nos sacs à terre.
Un grand merci à Gérard et à Viviane qui ont proposé, reconnu et guidé cette sortie dont Georges vous donne le bilan chiffré ci-dessus. En raccourci, disons que ce fut une très belle randonnée dont les difficultés accroissent encore notre satisfaction. A quand la prochaine ?

Gérard Langlois.

 

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