Pique-nique de fin d'année

 

 

Date : 21/10/2017 Difficulté : Facile
Accompagnateur : Randouvèze
Coordonnées UTM :
Participants : 52
Départ :
Longueur :  km Pique Nique :
Dénivelée :  m Difficulté IBP index :
Carte IGN TOP 25 n° :
Position par rapport à Buis-les-Baronnies :

 

Commentaires techniques :

 Non prévu.

Compte-rendu :

Comme chaque année, Randouvèze organise un pique-nique au cours duquel le Père Noël fait une apparition et où les participants peuvent à loisir concocter les grillades de leur choix.
Il convient de préciser que le Père Noël n'arrive pas seul mais qu'il est accompagné d'un faitout de vin chaud qui produit chez certains des effets euphorisants ! Le Père Noël est un homme précieux car, outre le vin chaud, il a aussi la charge de préparer les braises indispensables à toute grillade qui se respecte...
Donc, en ce beau matin frais mais très ensoleillé, le regroupement des participants s'étant effectué sur la place des Quinconces à Buis-les-Baronnies, le Père Noël enfourcha son traîneau qui était en fait une Range-Rover adaptée au trajet qui se profilait pour atteindre le lieu prévu pour toutes les futures agapes, à savoir le lieu-dit "le Chevalet".
Or donc, notre Père Noël, accompagné le trois acolytes, quittait les belles routes goudronnées pour emprunter la piste conduisant au lieu de rendez-vous.
La pente était raide, la piste étroite et caillouteuse et le matériel transporté (grilles, bois, charbon de bois, grill, faitout, bouteilles, etc) faisait un réel vacarme qui interdisait toute conversation un tant soit peu suivie. Mais, le Père Noël a l'oreille fine et après quelques centaines de mètres de ce parcours tout terrain, il annonça qu'il entendait un bruit...
Nous en entendions beaucoup mais manifestement, un autre bruit attirait l'attention de notre chauffeur. Il arrêta le véhicule, descendit et annonça, non sans un certain dépit dans la voix, que la roue avant gauche était à plat. Comme quoi, la conduite d'un attelage de rênes prédispose aussi à la conduite d'une Range-Rover !
Bon, à quatre gars pleins de bonne volonté, nous nous dîmes que l'affaire allait être réglée rapidement.
Suivant les instructions du leader maximo, nous commençâmes le déchargement du véhicule pour accéder à la roue de secours et aux divers accessoires indispensables à la suite des opérations.
Comme ça, préparer un vin chaud, même pour 50 personnes, et les braises pour les grillades, paraît une banale affaire mais nous comprîmes bien vite, lors de ce déchargement inopiné, l'origine des bruits divers et variés qui précédèrent notre arrêt bien involontaire.
L'opération était en bonne voie quand nous entendîmes le bruit - encore un autre - d'un moteur qui se rapprochait. C'était un autre 4x4 qui empruntait le même chemin que nous. Chemin sur lequel ne doit s'aventurer qu'une paire de véhicules par semaine.
Inutile de préciser que l'engin se trouva dans l'obligation de stopper, car un dépassement était tout bonnement impossible. En beaucoup d'autres lieux, en serait descendu un individu hargneux nous intimant l'ordre de dégager la voie ce qui était pourtant tout à fait impossible ; mais en descendit un brave homme fort sympathique qui, ayant d'un seul coup d'oeil découvert l'étendue de notre déconvenue proposa gentiment son aide. Je ne vous cacherai pas que la tenue de Francis, déguisé en Père Noël, ne manqua pas de le surprendre mais il resta serein et prêta main forte à Francis, sans poser de questions indiscrètes.
La roue de secours fut extraite du véhicule, la roue crevée démontée et remplacée par celle de secours. Ne restait donc qu'à abaisser le cric ce que Francis entreprît tout de go. Hélas ce fut pour constater... que la roue de secours était dégonflée ! Elle aussi... Désolation !
Notre aide occasionnel tira très vite la conclusion de la situation et proposa à Francis de retourner à Buis, pour y faire gonfler la roue de secours et réparer l'autre.
Restés sur place, les trois acolytes tentèrent de recharger le véhicule en attendant les roues tant espérées.
Je vous laisse imaginer la tête des employés du garage où ils débarquèrent, quand ils virent un Père Noël pénétrer dans l'atelier en faisant rouler l'une des roues... Des témoins affirment qu'ils en parlent encore aujourd'hui.
Nous terminions le chargement quand nos deux compères firent leur apparition, sourire aux lèvres car la roue de secours ne s'était pas dégonflée pendant le voyage de retour !
Ce contretemps dura un peu plus d'une heure et demi avant que nous ne puissions poursuivre notre route. Nous sommes bien sûr très reconnaissants à ce brave homme qui nous enleva une belle épine du pied et sans qui le pique-nique aurait été bien compromis et sans l'aide duquel nous serions probablement en train d'envisager de préparer Noël sur place. Il renonça à poursuivre sa route vers un chantier qu'il décida de ne rejoindre que dans l'après-midi.
Nous reprîmes donc la route et à quelques kilomètres du Chevalet, un des groupes de randonneurs nous vit passer fièrement, très surpris de constater qu'ils étaient allés plus vite que nous. Nous passâmes notre chemin sans piper mot, pressés d'arriver à pied d’œuvre pour préparer qui le vin chaud, qui les feux pour les grillades.
Le vin était chaud et les braises bien avancées quand les premiers randonneurs arrivèrent curieux d'apprendre quelles aventures nous venions de vivre.
Un heure plus tard, tous les inscrits étant arrivés, les agapes purent commencer dans le pur style de Randouvèze...
Merci de consulter d'autres comptes-rendus pour découvrir ce qu'est le style en question.

Guy Soubrier