La Lance depuis Les Guilles

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Date : 26/04/2018  Difficulté : Difficile & Modérée 
Accompagnateur : J-J. Roudet & G. Thouard  Coordonnées UTM :
Participants : 20 + 3  Départ : 31T 666034 4921873 
Longueur : 11,7 & 10,2 km Pique Nique : 31T 666751 4924130 
Dénivelée : 900 & 650 m Difficulté IBP index : 86 & 64 
Carte IGN TOP 25 n° : 3139 OT 
Position par rapport à Buis-les-Baronnies : 23 km NNE 

 

Commentaires techniques :

 Le groupe qui a atteint le sommet de la Montagne de La Lance a marché pendant 3h52 à une moyenne de 3 km/h.
Si l‘on cumule les arrêts d’une durée de 2h26, la randonnée a duré 6h18, et la moyenne globale s’établit à 1,85 km/h.
La cotation de l’indice d’effort sur le site de la FFRP est de 86, valeur qui caractérise une randonnée difficile, en ayant toujours pour hypothèse « une préparation physique moyenne ».

Pendant la même durée, la randonnée du second groupe est affectée d’un indice d’effort de 64, ce qui souligne bien que l’objectif d’avoir une proposition à deux niveaux de difficulté a été satisfait...

Georges Thouard.

Compte-rendu :

 Les participants à ces 2 randonnées, 1 de moyenne difficulté conduite par G Thouard, l’autre plus difficile menée par JJ Roudet, se sont retrouvés sur le parking de Buis vers 8h00 sous un beau ciel bleu et une température clémente.

Le signal du départ a été donné avant 8h30 pour effectuer, en voiture, une quarantaine de kilomètres jusqu’au hameau des Guilles situé dans un vallon au NE de Rousset les Vignes, sur le chemin des maquis de La Lance*. Apparemment, Randouvèze n’était pas le seul club à avoir organisé une randonnée vers La Lance** (1340m) car plusieurs minibus et voitures étaient déjà sur place (venant de Romans), mais qu’importe, il y a de l’espace et pendant longtemps (au moins jusqu’au sommet) nous avons eu l’impression d’être seuls au monde.

Le groupe s’est séparé en 2 à peu près au milieu d’une montée tranquille le long d’une piste forestière fraîchement entretenue. Pour ceux qui avaient choisi la difficulté, une montée raide mais continue les attendait, au milieu d’une végétation exhalant les senteurs de la Provence et protégeant du soleil, jusqu’à un petit col avant d’attaquer la grimpette finale, longeant le rebord N de la montagne, jusqu’au sommet de La Lance.

Relativement épargnés par le mistral jusqu’à ce petit col, les randonneurs ont effectué la dernière partie de l’ascension contre le vent et le groupe s’est échelonné en fonction des capacités d’ascension de chacun. Nous étions bien contents d’arriver à la croix marquant le sommet, d’où l’on pouvait découvrir un magnifique paysage (Cougoir, Vercors, Alpes du Sud…).

Après quelques minutes d’un repos bien mérité, le groupe est redescendu à flanc de montagne pour trouver un point de pique-nique à l’abri du vent. Ce fut bientôt chose faite et tout le monde pu se restaurer et se reposer avant de redescendre retrouver le groupe de Georges et les voitures. 

Ce fut une belle randonnée, favorisée par un temps magnifique et un splendide panorama. Merci à Georges et Jean-Jacques pour nous avoir fait découvrir (ou redécouvrir) ces très beaux paysages. 

 A la prochaine randonnée !

*Les maquis de La Lance
Les maquis de La Lance sont apparus en Avril 1943. C’était à l’origine un camp de réfractaires au STO organisé par les comités locaux de Résistance sur la montagne de la Lance. Pierre CHALLAN BELVAL, jeune lieutenant des Spahis de retour d'Algérie, prend le commandement de ce camp qui devient le maquis Pierre.
Les maquis Pierre survivent jusqu’à la Libération grâce à une incessante nomadisation à travers la Drôme : du Nyonsais à la vallée de la Drôme, des contreforts ouest du Vercors à la préfecture de Valence.
Plus de 300 jeunes transitèrent par les maquis de La Lance qui se regroupèrent en Juin 1944 sous l’appellation commune FFI.

**La montagne de La Lance

Elle fait partie du massif du Diois et elle est constituée d’une dalle calcaire Barrémienne (âge : 115 Millions d’années) orientée NW/SE, plongeant vers le SW. Ces calcaires se sont déposés dans une mer peu profonde (fosse Vocontienne). La montagne de La Lance s’est formée en réponse à une compression globalement NS lors des plissements pyrénéo-provençaux à l’Eocène supérieur/Oligocène (âge : 50 à 35 Millions d’années).

Jean-Michel Champanhet

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