Gorges de Véroncle

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Date : 04/06/2015
Difficulté : Difficile
Accompagnateur : D. Fétisson
Coordonnées UTM :
Participants : 18
Départ : 31T 0680929 4886112
Longueur : 15,9 km Pique Nique :
Dénivelée : 750 m Autres :
Carte IGN TOP 25 n° :  3142 OT
Position par rapport à Buis-les-Baronnies : 65 km S

 

Commentaires techniques :

Néant.

Compte-rendu :

« La complainte du Serre-file »

Être serre-file requiert une forme d’apostolat :

1. Il faut s’assurer de ne perdre personne. Il faut parfois même randonner avec un balais orange au sommet de son sac à dos,
2. Il faut être patient et accepter d’attendre les plus lents d’entre nous,
3. Il faut accepter d’attendre :

  • Au printemps les photographes de paysages et de fleurs,
  • En automne les ramasseurs de champignons (le plus difficile : en l’espace d’une minute, quelques un se retrouvent à gauche , d'autres à droite et le reste loin devant. Il faut malgré tout tenir le décompte !)

4. Il faut accepter d’arriver le dernier à l’apéro,
5. Il faut accepter d’avoir la plus mauvaise place pour s’asseoir,
6. Il faut accepter d’avoir (si elle est prévue ) la sieste la plus courte,
7. Il faut accepter parfois de ne pas manger le dessert ou le fromage et d'être privé de pousse-café,
8. Il faut accepter de s'assurer que personne ne perde de bâton, ne laisse des détritus après le déjeuner, etc…
9. Il faut accepter de demander au guide de désigner ou de se désigner pour rapatrier un randonneur en perdition,
10. Il faut accepter (mais cela est avec beaucoup de plaisir) de désigner notre (partenaire) cafetier pour prendre le pot de l’amitié,
11. Et depuis cette dernière randonnée, il faut aussi accepter de vérifier les semelles des chaussures des participants (comme le font les arbitres de foot).

Les explications de ce dernier point vous seront fournies dans le compte rendu officiel ci-dessous.
Personnellement je n’ai pas vu grand-chose de notre balade, mais, rassurez-vous, je conserverai mon poste de serre-file avec plaisir !
Amitiés,
Votre serre-file, Francis.


Comme nous ne trouvons personne pour rédiger le compte-rendu de la randonnée d’aujourd’hui, et comme on me l’a demandé « gentiment », c’est moi qui suis volontaire pour écrire. Cela me rappellera quand j’étais jeune écrivain...

Daniel nous emmène loin ce jeudi, mais ni le réveil matinal ni le cagnard annoncé n’arrêtent les plus en forme d’entre nous (même s’il est vrai que certains ont leur tête du matin).
Après 1h30 de route, nous arrivons à JOUCAS. Le temps de s’équiper, et c’est le départ.
Deux kilomètres d’échauffement (goudron et piste) nous amènent au départ de nos fameuses gorges.
Et après 200 m de montée, patatras, nous perdons deux de nos valeureux randonneurs – explications à la fin du compte-rendu.
Malgré cela, la vaillante troupe poursuit son chemin et se trouve confrontée à une première difficulté : trouver le sentier qui descend dans les gorges. Ah, le voilà.
Et en bas, c’est magnifique et notre randonnée va s’effectuer entre barres rocheuses et lit du torrent (à sec heureusement) avec des végétations splendides poussant vers le haut à la recherche de la lumière.
Les passages d’escalade difficiles sont heureusement équipés d’échelles, mains courantes et cordes.
Une ombre bienvenue nous permet de supporter assez bien la forte chaleur.
Et cerise sur le gâteau, nous sommes sur un SENTIER CULTUREL !
Car le CANYON DE VERONCLE renferme un patrimoine industriel remarquable : LES MOULINS DE VERONCLE.
Dans ces gorges, une dizaine d’anciens moulins à farine s’échelonnent le long du ruisseau avec barrages et conduites forcées en pierre de taille, murs imposants, belles architectures, vestiges de meules en pierre : A NE PAS MANQUER.
Bon d’accord, notre moyenne dans ces gorges n’est pas terrible et nous mettrons du temps à en sortir, mais qu’importe, c’est vraiment très beau.
Nous arrivons quand même à MURS en début d’après-midi – après avoir enlacé un chêne multi-centenaire :
5 personnes pour en faire le tour – et recherchons, qui nos deux amis perdus, qui une fontaine pour se rafraîchir.
Nous ne retrouvons pas les premiers qui sont redescendus à JOUCAS, mais trouvons la fontaine dont l’eau bien fraiche nous est d’un grand secours.
Le retour vers JOUCAS se fait sur des pistes faciles quoique caillouteuses et nous retrouvons enfin nos amis qui boivent des citronnades et mangent des glaces à la terrasse du café.

Explication promise de la perte de nos deux randonneurs :
Un de nos amis vraisemblablement distrait, s’est trompé de chaussures au départ, et au lieu de mettre les belles toutes neuves, a mis les anciennes toutes moches sans s’en apercevoir.
La semelle des vieilles chaussures se décollant de partout et malgré une valeureuse tentative pour réparer tout çà avec de la ficelle il a bien fallu se rendre à l’évidence : les chaussures ne tiendraient pas (d’ailleurs elles n’ont pas tenu).
Donc demi-tour pour le distrait, et comme à RANDOUVEZE on n’abandonne jamais personne tout seul, le volontaire de service l’a accompagné pour le retour.
Rassurez vous, ils ont eux aussi passé une très belle journée.

Vic THORUGEAU
 

 

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